Arête Nord-Ouest du Balaïtous

Arête Nord-Ouest du Balaïtous
Enfin, je retrouve la montagne. Cela faisait longtemps, bien trop longtemps que je n’avais pas fait de course en montagne. Une opération chirurgicale, un genou récalcitrant et un problème personnel important m’ont éloigné de mes chères montagnes. Mais ce week-end, c’était le grand retour. Le Balaïtous, où j’avais envie de grimper depuis fort longtemps est le sommet de notre course, avec l’ascension par son arête Nord-Ouest.
C’est en compagnie de Marc, Philippe, François et Bob du CAF Angoumois que nous prenons la direction du Refuge de Larribet, notre première étape (le 8 septembre 2007). La montée débute par un chemin en forêt, pour rejoindre le petit lac de Suyen. On accède ensuite au Claou, magnifique jardin japonais. On chemine ensuite dans la Bat Laïtous et on rejoint le Refuge de Larribet (2065 m). Notre approche nous aura pris 1H45. Pour faciliter notre approche à la frontale du lendemain matin, un repérage des lieux nous semble impératif, surtout le long des crêtes de la Garenère. Nous voulons éviter de descendre vers les lacs de Batcrabère pour gagner du temps. Le soir, repas copieux au refuge, arrosé d’un verre de Pineau des Charentes apporté par François, qui a été très apprécié des randonneurs présents derrière nous.
Après une courte nuit, nous nous levons à 4H20 et partons à 5H00, direction le Balaïtous (le 9 septembre 2007). Nous cheminons rapidement le long des crêtes de la Garenère en gagnant de l’altitude. Nous ressortons la carte IGN et la boussole, et arrivons enfin au pied de l’arête Nord-Ouest du Balaïtous (2H). Pour rejoindre le pied de la voie, il faut encore monter environ une centaine de mètres à gauche du fil de l’arête. Une vire caillouteuse évidente permet de rejoindre le fil de l’arête. Nous suivons ensuite le fil de l’arête pour rejoindre les Cornes du Diable (des gendarmes). Nous passons ensuite versant Ouest pour contourner les gendarmes et remontons rapidement au pied de l’Aiguille Lamathe. Un dièdre et une cheminée nous permettent de rejoindre l’arête. Nous escaladons ensuite le reste de l’Aiguille en restant attentif car le rocher est délicat, avec de grosses traces d’éboulement et rejoignons le sommet de l’Aiguille Lamathe.
En 2 rappels d’une vingtaine de mètres, nous accédons à la brèche de Lamathe. De la brèche, on effectue une traversée ascendante (un peu aérienne) côté Ouest, pour rejoindre un petit couloir qui mène au pied du bastion final. Nous rejoignons la brèche des Izards en suivant dans un premier temps le fil de l’arête, puis en utilisant une vire à droite tout d’abord et une autre à gauche (gros tirage pour Marc), avant de terminer par une dalle.
Après 2 courts ressauts, nous rejoignons rapidement le sommet du Balaïtous (3144 m) (5H).
Au sommet, la vue est superbe, le ciel est dégagé et nous observons les sommets que nous avons parcourus. Petite série de photos et repas pour Marc, François et moi, en attendant la deuxième cordée Philippe et Bob.
Repos bien mérité au sommet, car la descente est longue pour rejoindre le Col Noir et le Refuge de Larribet. Nous n’avons pas emprunté la diagonale, mais suivi une arête en désescalade (descente délicate). Au refuge, nous effectuons une nouvelle pause et continuons jusqu’au parking du Parc National pour récupérer notre voiture. C’est une très belle course qui demande tout de même un peu d’endurance car elle est assez longue. L’arête est superbe et le panorama du sommet du Balaïtous est somptueux. Pour nous, la journée se termine par 5H de route pour rejoindre Angoulême. [Lien vers la galerie photo]
